2. L’Immaculée Conception (8 déc.)
3. La Nativité de Marie (8 sept.)
5. Marie Mère de Dieu (1er janvier)
7. L'Avent (novembre et décembre)
9. L'Epiphanie (début janvier)
10. Présentation au Temple (2 fév)
11. Le baptême de Jésus (10 Janv)
15. Le Jeudi Saint (mars/avril)
16. Le Vendredi Saint (mars/avril)
17. L’exaltation de la Ste Croix
18. Le Samedi Saint (mars/avril)
23. L'Assomption de Marie (15 août)
25. Les Esprits cél. (29 sep./2 oct)
26. La Toussaint (1er novembre)
27. Le Jour des défunts (2 nov.)
28. Le Sacré-Coeur de Jésus (juin)
Noël ou la Nativité de Jésus
Le jour de Noël est la fête instituée pour célébrer le souvenir de la naissance temporelle de Jésus-Christ.
Par les circonstances de sa naissance, Jésus-Christ nous enseigne à renoncer aux vanités du monde.
Quand Jésus-Christ fut circoncis on lui donna le nom de Jésus, comme l'Ange l'avait ordonné de la part de Dieu à saint Joseph. Le nom de Jésus signifie " L'Eternel est salut ". Jésus vient en effet nous sauver et nous délivrer de nos péchés. C'est à travers le récit de la nativité selon saint Luc que l’on saisit le mieux le mystère de Noël.
Le fils de Marie est le Fils de Dieu fait homme, le Verbe fait chair, comme dit le Prologue de saint Jean. L'enfant que sa mère présente aux bergers, puis aux mages, est "Dieu né de Dieu, vrai Dieu né du vrai Dieu". Si les chrétiens célèbrent sa nativité et sa manifestation au moment de l'année où, dans notre hémisphère, le jour commence à gagner sur la nuit, c'est que Jésus a été annoncé comme le " Soleil levant qui vient nous visiter, lumière d'en haut sur ceux de la ténèbre ", et qu'il se présente lui-même comme la lumière du monde.
La célébration de Noël ouvre à une solidarité profonde avec tous les hommes. La naissance de Jésus apparaît comme le terme d'une longue histoire: Jésus est le fils de David, le fils d'Abraham ; en lui s'accomplit la prophétie selon laquelle la Vierge enfanterait.
La Sainte Trinité
L'Église honore la Trinité tous les jours et principalement les dimanches ; mais elle lui consacre une fête particulière le premier dimanche après la Pentecôte.
Très sainte Trinité veut dire Dieu un en trois Personnes distinctes : Père, Fils et Saint-Esprit.
Dieu est Esprit ; on représente cependant les trois Personnes divines par certaines images, pour nous faire connaître quelques-unes dés propriétés ou actions qu'on leur attribue, et la manière dont quelquefois elles sont apparues.
Dieu le Père est représenté sous la forme d'un vieillard (Daniel 7, 9) pour signifier ainsi l'éternité divine, et parce qu'il est la première Personne de la très sainte Trinité et le principe des deux autres Personnes.
Le Fils de Dieu est représenté sous la forme d'un homme, parce qu'il est vraiment homme, ayant pris la nature humaine pour notre salut.
Le Saint-Esprit est représenté sous la forme d'une colombe, parce que c'est sous cette forme qu'il descend sur Jésus-Christ lors de son Baptême.
Toute la vie du Chrétien, de son baptême à sa mort, est marquée du sceau de la sainte Trinité. Le Père, le Fils et l'Esprit habitent en lui. La liturgie prière de l'Église) tout entière est célébrée à la gloire de la sainte Trinité. C'est au Père, par le Fils dans l'Esprit, qu'est offerte l'Eucharistie (Sainte Liturgie ou Sainte Messe).
Pâques
Pâques est la fête de la Résurrection de Jésus-Christ. Le nom de Pâques vient d'une des fêtes les plus solennelles de l'ancienne loi, instituée en souvenir du passage de l'Ange qui mit à mort tous les premiers-nés des Égyptiens et de la délivrance miraculeuse des Israélites de la servitude de Pharaon, roi d'Égypte. Les Hébreux célèbrent cette fête en sacrifiant et en mangeant un agneau ; Jésus est le véritable agneau offert en sacrifice parfait pour tous les péchés.
Le lien que le Christ a établi entre son sacrifice et la célébration de la Pâque juive fait que la Pâque chrétienne s'enracine dans l'Ancien Testament. Paul témoigne du fait que, dès 57, les fidèles du Christ donnaient une interprétation chrétienne à la célébration de la Pâque juive : "Le Christ, notre agneau pascal, a été immolé. Célébrons donc la fête en partageant le pain de la Pâque" (1 Co 5, 7-8).
La célébration annuelle de la mort et de la résurrection du Christ culmine dans la Nuit pascale, qui est la nuit sainte des chrétiens. Cette nuit, les chrétiens rassemblés la passent d'abord à écouter la lecture de la parole de Dieu qui leur rappelle toute l'histoire du salut.
La nuit s'achève dans la célébration des sacrements de la Pâque: C'est en effet au cours de la veillée pascale que les catéchumènes (ceux qui veulent devenir Chrétiens) sont baptisés. Ils reçoivent les sacrements de l'initiation chrétienne : le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie.
Le sacré-cœur de Jésus
Les premières générations chrétiennes ont beaucoup médité sur la parabole du berger qui donne sa vie pour ses brebis. En se présentant comme le bon Pasteur, Jésus a révélé à la foule qui l'écoutait " les pensées du cœur de Dieu ", son dessein de miséricorde.
Plus tard, une autre image biblique a été comprise, celle du cœur ouvert de Jésus en croix: expression du plus haut amour, le coeur transpercé de Jésus, d'où jaillirent l'eau et le sang, est le moyen de faire comprendre la fécondité de son sacrifice, car il est la source d'où sont sortis les sacrements: " Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l'autre qui avait été crucifié avec lui. Venus à Jésus, quand ils virent était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l'eau " (Jean 19, 31-34).
Au cours des derniers siècles, en référence à la blessure de la lance, c'est vers le Coeur de Jésus lui-même que s'est orientée la contemplation des Chrétiens. C'est pourquoi, le Coeur du Verbe incarné est considéré comme le signe et le principal symbole de l'amour dont le Rédempteur aime son Père éternel et tous les hommes. Il est le symbole en effet de cet amour divin qu'il partage avec le Père et l'Esprit Saint, mais qui pourtant, en lui seul, en tant que Verbe fait chair, se manifeste à nous par son corps humain périssable et fragile.
Le Carême
Le Carême est un temps de jeûne et de pénitence institué dans l'Église par la tradition apostolique.
Le mot Carême (quadragésime) veut dire quarante. Les 40 jours du Carême permettent aux Chrétiens de revivre avec le Christ au désert les 40 années de la marche des Hébreux vers la Terre promise. Au long de ces années, le peuple que guidait Moïse a eu souvent faim et soif. Il s'est même parfois découragé, mais il a fait l'expérience unique de la tendresse de Dieu envers lui. Le Carême est institué aussi pour imiter le jeûne rigoureux de 40 jours que Jésus-Christ a fait au désert: "Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l'Esprit dans le désert, où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là" (Luc 4, 1-12).
L'Église impose les cendres au commencement du Carême (le mercredi des Cendres). C'est une invitation à se convertir et à croire en l'Evangile.
Durant ces jours de pénitence, toute la communauté accompagne les catéchumènes dans leur préparation au Baptême et se prépare elle-même à renouveler sa profession de foi baptismale dans la Nuit pascale.
Dans le principe, le jeûne consiste à ne faire par jour qu'un seul repas et à s'abstenir de certains aliments. Cependant, le jeûne présente aussi des formes multiples (efforts sur ses défauts dominants ou partage avec les plus pauvres). Il ne s'agit pas d'appliquer des règles légales, mais de prendre le chemin de la conversion.
La Présentation de Jésus au Temple (Sainte rencontre)
Quarante jours agrès la naissance de Jésus, Marie et Joseph portent l'Enfant Jésus au Temple, afin de le présenter au Seigneur selon la loi de Moïse (Ex 13, 11-13). Marie se soumet au rite de purification des jeunes accouchées (Lévitique 12, 6-8).
Un vieillard, nommé Siméon, vient à la rencontre de Jésus et il salue en lui " la lumière des nations".
Ce jour est donc à la fois la fête de la Présentation du Seigneur et de la rencontre avec le vieillard Siméon qui personnifie la rencontre du Seigneur et de son peuple, dans la procession des lumières, qui a valu à ce jour le nom de Chandeleur.
Ces épisodes sont racontés par saint Luc :
"Il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. Il avait été divinement averti par le Saint-Esprit qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint au temple, poussé par l'Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu'ordonnait la loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu, et dit: "Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations, et gloire d'Israël, ton peuple".
Son père et sa mère étaient dans l'admiration des choses qu'on disait de lui.
Tous les fidèles défunts (Le Jour des morts)
La solennité de tous les saints est suivie le lendemain par la journée dédiée au souvenir des défunts, que l'Église évoque chaque jour dans sa prière. Les Chrétiens croient que la mort n'est qu'un passage, parce que Jésus a dit : " Ne vous étonnez pas de cela; car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement " (Jean 5, 28-29). Ou encore : " Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais " (Jn 11, 25-26).
Et saint Paul écrit par ailleurs : "Puisque la mort est venue par un homme, c'est aussi par un homme qu'est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement. […] Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort. Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. […] Si les morts ne ressuscitent pas, Mangeons et buvons, car demain nous mourrons " (1 Co 15, 21-34). Ceci explique que la prière pour les morts appartient à la plus ancienne tradition chrétienne, de même que l'offrande du sacrifice eucharistique (de la Messe), " pour que brille à leurs yeux la lumière sans déclin ".
La fête de tous les Saints (Toussaint)
On célèbre la fête de tous les Saints avec une grande solennité parce qu'elle récapitule toutes les autres fêtes qui, dans l'année, se célèbrent en l'honneur des Saints, et qu'elle est la figure de la fête éternelle du ciel.
Comme l'Église est "le Peuple saint de Dieu", tous ses membres sont appelés saints (Actes 9, 13; 1 Corinthiens 6, 1 ; 16, 1). Celui qui croit dans le Christ Jésus, aime son prochain et vit en état de grâce, est saint.
Parmi ceux qui ont quitté ce monde, l'Église en canonise quelques-uns, un tout petit nombre parmi une multitude. Elle signifie par là qu'ils jouissent de la vision béatifique et peuvent être considérés comme des modèles à suivre. Ces Chrétiens n'étaient pourtant pas parfaits, car Dieu seul est parfait, ni forcément des martyrs ou des êtres hors du commun, mais ils cherchaient à vivre l'Évangile d'une manière authentique. L'Église propose cette vision de gloire, au seuil de l'hiver, pour que chacun vive dans l'espérance du renouveau aprés la mort. Chaque saint vit intensément de la vision de Dieu et de son amour, mais tous habitent "la Jérusalem d'en haut ", un Royaume ouvert à ceux qui ont vécu selon les Béatitudes . Ils sont l'Église du ciel. Tous ont été sauvés par le Christ.
Paul appelle saints tous les chrétiens (Rom 12, 3).
Le Calendrier ne contient qu'un nombre restreint de saints (environ 180), qui sont honorés dans le monde entier.
Les Anges
Dans la fête de tous les Anges, l'Église honore spécialement saint Michel parce qu'elle le reconnaît comme le prince de tous les Anges. Mais elle réserve aussi un jour pour fêter les anges gardiens.
On emploie parfois le mot " anges " pour désigner d'une manière générale les Esprits célestes. En fait, les anges sont des créatures spirituelles faisant partie, selon la Tradition, d'une infinité de Chœurs célestes dont les tentatives de classification ne font que mettre en évidence les difficultés du langage humain à en dire quelque chose.
Les Esprits célestes sont bien présents dans la Bible : Les Séraphins (êtres majestueux aux six ailes) apparaissent dans le livre d'Isaïe (6, 2, 6); ce sont les Esprits les plus proches de Dieu. Les Chérubins, souvent mentionnés dans la Bible, sont placés à l'est de l'Eden (le Paradis terrestre) pour empêcher les humains d'y rentrer et d'accéder ` l'Arbre de Vie (Gen 3, 24). Paul mentionne d'autres catégories d'esprits célestes :les Trônes, les Seigneuries, les Principautés, les Puissances et les Vertus (Col 1, 16 ; Ep 1, 21) et Pierre cite en plus les Dominations (1 Pierre 3, 22).
La Bible donne le nom de trois archanges : Michel, Gabriel et Raphaël. Il est question de l'ange exterminateur dans le récit de la première Pâque et dans le premier livre des Chroniques (21, 15), Jésus parle souvent des Anges (Lc 12, 8 ; Mt 18, 10). Cette dernière occurrence constitue la base de la foi en l'existence des anges gardiens.
Marie, dans la gloire de son Fils (Marie Reine)
Bien des textes considèrent Marie comme Reine à des titres divers. Des antiennes (prières liturgiques), des hymnes ou d'autres prières, parfois très anciennes, la présentent souvent sous le titre de Reine des Cieux : c'est le cas de l'Ave Regina Caelorum (Je vous salue Reine des Cieux), du Regina Caeli (Reine du Ciel), ou du Salve Regina (Nous te saluons, Reine) et bien sûr des litanies, où Marie est invoquée comme Reine des anges, des prophètes, des apôtres, des martyrs, des confesseurs, des vierges et de tous les saints. La dernière dizaine du Rosaire est aussi une méditation du couronnement de la Vierge dans le Ciel.
Innombrables sont les œuvres d'art où Marie est représentée déjà couronnée ou en train d'être couronnée par son Fils Jésus. La première représentation de Marie, en tant que Reine, apparaît sur les vénérables mosaïques de l'arc triomphal de la basilique Sainte-Marie majeure de Rome, construite entre 431 et 440, juste après le concile d'Éphèse où Marie fut proclamée Mère de Dieu.
Au sens plein et absolu, seul Jésus-Christ, Dieu et homme, est Roi. Marie, bien que de façon limitée et par analogie, parce qu'elle est sa Mère et associée à son œuvre, prend part à la dignité royale.
Comme disait le pape Jean Paul 2 " sa royauté est un service ; Son service est une royauté !".
L'Assomption de Marie (ou Dormition)
Le jour de l'Assomption est une fête chômée dans beaucoup de pays. Marie aurait été élevée au Ciel vers 46. Contrairement à la mort de Jésus, cet évènement est un mystère glorieux, placé dans la suite même de l'ascension de Jésus dans le Ciel.
Le dogme de l'Assomption est la confirmation d'une dévotion préexistante qui n'est guère discutée ni en Orient ni en Occident. Dans la mesure où le Concile d'Éphèse de 431 fait de Marie la Mère de Dieu, la glorification de son corps est un corollaire de sa maternité divine.
Dès le sixième siècle, en effet, les Chrétiens célèbrent le jour de la fête de la Dormition de Marie qui remplace une fête antérieure : la Mémoire de Marie. Ce concept de Dormition est du reste resté dans les églises orientales.
Le mot Assomption vient du latin "adsumere", qui signifie " prendre avec soi ". C'est donc le moment où Dieu prend Marie au Ciel ; ce qui implique une élévation miraculeuse et une présence corporelle de la Vierge au Ciel après sa mort. C'est une participation de Marie à la résurrection de son fils et une anticipation de la résurrection des morts des autres croyants.
C'est le 1er novembre 1950 que l'Église définit comme un dogme révélé par Dieu l'élévation de Marie en corps et en âme à la gloire du Ciel. Comme Marie, nous portons en nos corps des germes d'éternité.
La Pentecôte
La Pentecôte était une fête très solennelle chez les Hébreux. Elle fut instituée en souvenir du don que Dieu leur avait fait, sur le mont Sinaï, au milieu des tonnerres et des éclairs, de la Loi écrite sur deux tables de pierre, cinquante jours après la première Pâque, c'est-à-dire après leur délivrance de la servitude d'Égypte.
La fête de la venue du Saint-Esprit est appelée Pentecôte, c'est-à-dire cinquantième jour, parce que la venue du Saint-Esprit a eu lieu cinquante jours après la résurrection de Jésus-Christ : "Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit" (Actes 2, 13).
Le Saint-Esprit, descendant sur les Apôtres, les remplit de sagesse, de force, de charité et de tous ses dons.
Le premier fruit de la prédication des Apôtres après la descente du Saint-Esprit fut la conversion de trois mille personnes à la prédication faite par Pierre le jour de la Pentecôte, conversion suivie de beaucoup d'autres.
Le Saint-Esprit n'a pas été envoyé seulement aux Apôtres, mais aussi à l'Église et à tous les fidèles.
Samedi Saint
Le samedi saint, les amis de Jésus se recueillent dans le souvenir du Christ au tombeau. La descente du Christ aux enfers, c'est-à-dire au séjour des morts, est au noeud du mystère de sa Pâque. Elle prolonge l'humiliation de la croix, en manifestant le réalisme de la mort de Jésus, dont l'âme a vraiment connu la séparation d'avec son corps et rejoint les autres âmes des justes.
Mais la descente du Christ au séjour des morts exprime aussi la grandeur de sa victoire: c'est du fond de l'abîme qu'il est remonté à la vie.
En même temps, elle inaugure déjà cette victoire: le Christ Seigneur est descendu vers ceux qui l'attendaient pour leur annoncer leur libération toute proche. La descente aux enfers est le point de départ du grand mouvement qui l'emportera par-delà la résurrection dans la gloire de son ascension: "
Celui qui est descendu est aussi celui qui est monté plus haut que tous les cieux " (Éphésiens 4, 10).
Du Jeudi saint au Samedi saint, on ne sonne pas les cloches en signe de grande affliction pour la passion et lu mort du Sauveur.
L'Ascension
Au quarantième jour du Temps pascal, ou le dimanche suivant en certaines régions, on célèbre l'Ascension du Seigneur. L'événement est raconté par Luc : "Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu'ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu'il s'en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent et dirent: Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel (Ac 1, 9-11).
Cette fête signifie que Jésus-Christ est monté au ciel pour prendre possession du Royaume éternel conquis par sa mort, mais aussi pour nous préparer une place et être notre médiateur auprès du Père. Le jour de l'Ascension, Jésus-Christ n'est pas entré seul au ciel ; il a pris avec lui tous les justes qui attendaient sa venue dans le séjour des morts.
Jésus-Christ au ciel est assis à la droite de Dieu le Père; c'est-à-dire que, comme Dieu, il est égal à son Père dans la gloire et, comme Homme, il est élevé au-dessus de tous les Anges et de tous les Saints et établi le Seigneur de toutes choses. L'ascension du Christ est liée à sa résurrection, comme le soulignent les évangiles de saint Marc et de saint Luc. Il s'agit en fait d'un mouvement unique qui emporte le Seigneur dans la gloire. Jésus monte au ciel pour nous rendre participants de sa divinité. Il reviendra dans la gloire.
Les Rameaux ou dimanche des palmes (entrée messianique de Jésus à Jérusalem)
Le dernier dimanche du Carême est le dimanche des Rameaux et de la Passion, qui ouvre la Semaine Sainte. Les Chrétiens revivent l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, en tant que Messie. Après, on écoute la lecture de la Passion pour se préparer à la Semaine Sainte où l'on va suivre Jésus dans sa passion. Le dimanche des Rameaux on fait une procession avec des rameaux d'olivier, de buis ou des palmes pour rappeler l'entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem, accueilli et escorté par les foules qui portaient des palmes à la main : "Une foule nombreuse de gens venus à la fête, ayant entendu dire que Jésus se rendait à Jérusalem, prirent des branches de palmiers et allèrent au-devant de lui, en criant: Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d'Israël!
Jésus trouva un ânon, et s'assit dessus, selon ce qui est écrit: Ne crains point, fille de Sion; Voici, ton roi vient, Assis sur le petit d'une ânesse " (Jean 12, 12-19).
Au retour de la procession des Rameaux on frappe trois fois à la porte de l'église avant qu'elle s'ouvre, pour signifier que le paradis était fermé par le péché d'Adam et que Jésus-Christ nous en a mérité l'entrée par sa mort.
Jésus a voulu inaugurer sa passion en projetant sur elle une lumière prophétique annonciatrice de sa victoire. C'est la raison de son entrée messianique dans la cité de David.
Le baptême de Jésus
Le Baptême de Jésus ouvre sa vie publique. Jésus de Nazareth est descendu dans le Jourdain avec les pécheurs, mais quand il remonte du fleuve, Dieu le Père révèle qu'il est son Fils bien-aimé, et l'Esprit Saint manifeste, en reposant sur lui, qu'il est le consacré par excellence, l'Oint du Seigneur, le Christ.
Jean Baptiste peut témoigner : " C'est lui le Fils de Dieu ". Mais Jean peut dire aussi qu'il est " celui qui enlève le péché du monde ".
En effet, le baptême de Jésus n'est pas seulement la manifestation de sa divinité, il "nous révèle le baptême nouveau ". Jésus est descendu dans l'eau pour la sanctifier.
Désormais ceux qui renaîtront " de l'eau et de l'Esprit " par le baptême et la Confirmation deviendront des fils adoptifs de Dieu.
Au baptême de Jésus, les cieux s'ouvrirent; l'Esprit, comme une colombe, reposa sur lui, la voix du Père se fit entendre: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j'ai mis tout mon amour" (Matthieu 3, 17).
L'Epiphanie (ou Théophanie)
Épiphanie veut dire "manifestation".
Cette fête célèbre l'anniversaire du baptême du Christ mais aussi la révélation faite de la messianité de Jésus-Christ comme l'annonce la venue des Mages venus d'Orient pour adorer Jésus.
Ils apportent de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
L'or est le présent des rois ;
l'encens est utilisé pour le culte
et la myrrhe, pour préparer le corps avant la mise au tombeau.
La fête célèbre en outre les noces de Cana au cours desquelles le Christ accomplit son premier miracle. L'Epiphanie, observée depuis 194, est plus ancienne que Noël et a toujours été une fête de la plus haute importance.
Avec la venue des mages d'Orient à Bethléem le mystère commence à se dévoiler: les peuples de tout l'univers sont en marche vers le Christ.
Avent
Les quatre semaines qui précèdent la fête de Noël sont appelées Avent, ce qui veut dire venue, parce que, pendant ce temps, l'Église se dispose à célébrer le souvenir de la première venue de Jésus-Christ en ce monde par sa naissance.
La première partie de l'Avent célèbre plus le second avènement du Christ, quand il reviendra dans la gloire à la fin des temps.
La seconde partie de l'Avent (les huit derniers jours) est plus directement axée sur la préparation à Noël.
Toute la liturgie de l'Avent est l'occasion de méditer sur la venue du Seigneur qui a pris la condition des hommes et l'annonce qu'" il reviendra de nouveau, revêtu de sa gloire".
Marie, Mère de Dieu
C'est au Concile d'Éphèse (ville de l'actuelle Turquie), en 431, que Marie est proclamée Mère de Dieu (en grec Theotokos : qui porte Dieu). Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, a deux natures (l'une humaine et l'autre divine) réunies en une seule personne et Marie est bien la Mère de Dieu.
Par delà les définitions théologiques, c'est avec raison que les innombrables personnes qui s'adressent à Marie à tout moment et en tous lieux, par la prière de l'Ave Maria, l'invoquent en tant que Mère de Dieu :
" Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort ". Il en est de même pour la prière liturgique.
Dans la liturgie orientale par exemple, l'assemblée chante : "Il est vraiment juste de te proclamer bienheureuse, ô Theotokos, bienheureuse toujours, tout immaculée et Mère de notre Dieu. Toi qui es plus vénérable que les Chérubins et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins, toi qui sans souillure as engendré Dieu le Verbe, toi qui es réellement Mère de Dieu, nous te magnifions".
L'annonciation
Dans la fête de l'Annonciation de la sainte Vierge, on célèbre l'annonce que lui fit l'ange Gabriel : "Tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin " (Luc 1, 26-36).
Quand l'ange Gabriel lui apparaît, la Vierge Marie est à Nazareth, ville de Galilée.
Dans son Annonciation, la Vierge Marie montre spécialement sa pureté, son humilité, sa foi et son obéissance parfaite au projet de Dieu. Elle dit en effet : "Qu'il me soit fait selon votre parole".
La fête de l'Annonciation se situe neuf mois avant Noël. C'est Jésus, le Verbe fait chair qui est au centre de la célébration. L'Incarnation en vue de la Rédemption résume le projet d'amour de Dieu pour les hommes. Incarnation et Rédemption sont inséparables. L'Annonciation précède de peu la fête de Pâques.
La Transfiguration de Jésus
L'évènement est raconté par les trois évangélistes synoptiques. Il s'agit comme le baptême d'une théophanie (une manifestation de la divinité de Jésus). Cet évènement se produit quand Jésus emmène ses disciples Pierre, Jacques et Jean sur une " haute montagne " (sans doute le mont Thabor) : "Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s'entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus: Seigneur, il est bon que nous soyons ici; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection: écoutez-le! " (Matthieu 17, 1-8).
La présence de Moïse et d'Élie signifie que la Loi et les Prophètes témoignent que Jésus est le Fils de Dieu.
La vision offerte aux Apôtres annonce celle où les élus verront aussi Dieu face à face.
La Nativité de Marie
L'Église célèbre la naissance de Marie, parce qu'elle est la plus sainte de toutes les créatures et parce qu'elle est la Mère du Sauveur.
Depuis le début du 6e siècle, on vénère à Jérusalem, près de la piscine de Bézatha, le lieu où serait née Marie. C'est dans la basilique de la Nativité de Marie, devenue au 12ème siècle l'église Sainte-Anne, que saint Jean Damascène a célébré le mystère de ce jour: "Aujourd'hui est pour le monde le commencement du salut. Acclamez le Seigneur, toute la terre, chantez exultez, jouez des instruments ! "Élevez votre voix, faites-la entendre sans crainte ! Car dans la sainte Probatique une Mère de Dieu nous est née, de qui a bien voulu naître l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde" (Homélie sur la nativité, 6).
La liturgie fait écho à ces paroles. Si "le commencement du salut " tient à la maternité de Marie, on peut dire que la naissance de Marie fait " lever sur le monde l'espérance et l'aurore du salut ". Dès son apparition sur terre, Marie occupe une place privilégiée dans le dessein de Dieu: elle est " la Vierge qui enfantera un fils ", celle par qui doit venir " le Soleil de justice, le Christ notre Dieu".
Les Églises d'Orient chantent : " Ce jour est le prélude de la joie universelle. En ce jour se sont mis à souffler les vents annonciateurs du salut ".
L'Immaculée Conception
La fête de l'Immaculée Conception rappelle que, dès le premier instant de sa création, l'âme de la Vierge Marie n'est pas atteinte par le péché originel. Ce dogme est parfois confondu avec celui de la virginité de Marie, selon lequel Jésus a été enfanté par une mère vierge.
La proclamation du dogme (1854), et encadrée par deux apparitions mariales où Marie professe elle-même sa conception immaculée. En effet, 14 ans avant, en 1830, en plein cœur du Paris commerçant, Marie a demandé à Catherine Labouré que l'on fasse frapper une médaille avec une invocation où elle se nomme elle-même "conçue sans péché" et le 25 mars 1858, soit quatre ans après la proclamation du dogme, la Vierge répond à Bernadette Soubirous, qui lui demande son nom de la part du curé de Lourdes : "Era Immaculada Councepciou" (Je suis l'immaculée Conception). Quand l'Orient chrétien dit que Marie est "la Toute Sainte" (Panaghia), c'est une autre manière d'affirmer que Marie est indemne de toute tache de péché, et qu'elle est restée pure de toute faute, même vénielle, tout au long de sa vie.
Marie est la seule créature à bénéficier par anticipation du salut accompli par son fils. Pour être la Mère du Sauveur, elle a bénéficié de dons sans équivalents, justifiant que l'ange Gabriel, au moment de l'annonciation, la salue comme "pleine de grâce".
Le Christ Roi de l'univers
Dés sa naissance, Jésus est considéré comme Roi et Seigneur par les mages venus d'Orient :
" Des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer […] Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe (Mt 2,1-12).
Quand Pilate demande à Jésus s'il est roi, Jésus en convient, car il est le Messie (celui qui a reçu l'onction royale), le Roi des Juifs et de toute la création : "Nous avons trouvé cet homme [...] se disant lui-même Christ, roi. Pilate l'interrogea, en ces termes: Es-tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondit: Tu le dis. Sur la croix, "il y avait au-dessus de lui cette inscription: Celui-ci est le roi des Juifs" (Luc 23).
Après les épreuves de la fin des temps, la Bible annonce le triomphe du Christ et la réussite finale de la création: " A lui, gloire et puissance dans les siècles ".
Dans sa description de la fin des temps, l'Apocalypse fait le portrait du Christ vainqueur, celui auquel le Père a donné toute puissance pour exercer le Jugement final. Son nom est : " Parole de Dieu, Roi des rois et Seigneur des seigneurs " Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit: Roi des rois et Seigneur des seigneurs (Apocalypse 19,11-16).
La Visitation de Marie à Elisabeth
La visite de Marie à sa cousine est racontée par l'évangéliste Luc. Marie et Elisabeth sont toutes les deux enceintes. Elisabeth va enfanter le Précurseur : Jean Baptiste, et Marie va donner naissance à Jésus, le Messie : "Marie se leva, et s'en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda. Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth. Dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit. Elle s'écria d'une voix forte: Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni. Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi? ". Une allégresse fait tressaillir Marie et Élisabeth à cause du Mystère qui se prépare. C'est lors de cette visite que Marie chante le Magnificat :
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"Mon âme exalte le Seigneur, Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Tout-puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint, et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.Il a déployé la force de son bras; Il a dispersé ceux qui avaient dans le coeur des pensées orgueilleuses.Il a renversé les puissants de leurs trônes, et il a élevé les humbles. Il a rassasié de biens les affamés, et il a renvoyé les riches à vide. Il a secouru Israël, son serviteur, et il s'est souvenu de sa miséricorde, comme il l'avait dit à nos pères, envers Abraham et sa postérité pour toujours ".
Jeudi Saint
Les croyants suivent les événements de la passion de Jésus rapportés par les évangiles. Toutes ses actions, et avant tout sa mort et sa résurrection, sont porteuses de salut, toutes ses paroles sont paroles de salut.
L'Église célèbre avec intensité les trois jours pendant lesquels le Christ a souffert, est mort, est descendu aux enfers, puis est ressuscité.
Ce que l'on appelle le Triduum pascal (trois jours) commence avec la messe du soir du Jeudi saint et il s'achève le soir de Pâques. Il atteint ses heures les plus intenses dans la veillée du Samedi saint au dimanche de Pâques (la Nuit sainte ou Vigile pascale qui résume en elle toute la célébration de la Pâque du Christ).
Le Jeudi Saint on célèbre surtout l'institution de l'eucharistie par Jésus :
"Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Prenez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit: Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs. Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu" (Marc 14, 22-25).
Vendredi Saint
Le Vendredi Saint est, pour les chrétiens du monde entier, un jour où l'on fait mémoire de la Passion du Seigneur. Le Vendredi de midi à trois heures, les Chrétiens suivent, parfois dans la rue, le Chemin de Croix de Jésus et, le soir, soir, on lit le récit de la Passion selon saint Jean.
Ce jour, on prie aussi avec une solennité exceptionnelle, pour tous les hommes sans exception, car le salut opéré par le sang rédempteur de Jésus pour la multitude.
La sainte Croix est proposée à la vénération de l'assemblée.
Plus que les humiliations de la Passion, c'est la gloire de la Croix qui éclate dans cette célébration, car l'Église ne commémore pas la mort du Seigneur sans faire mémoire, en même temps, de sa résurrection.
L'Exaltation de la Croix - La croix glorieuse
On ne doit l'adoration qu'à Dieu seul ; aussi quand on adore la Croix, notre adoration s'adresse à Jésus-Christ qui y est mort.
La vénération de la sainte Croix, le 14 septembre, se rattache aux solennités de la dédicace de la basilique de la Résurrection, érigée sur le tombeau du Christ (en 335).
Le Christ a offert sur la Croix son sacrifice pour L'expiation des péchés de la multitude ;
la Croix est pour le peuple chrétien le signe de l'espérance du Royaume, que le peuple juif célèbre lors de la fête des Tentes.
Si l'arbre planté au paradis originel a produit pour Adam un fruit de mort, l'arbre de la croix a porté pour nous un fruit de vie, le Christ, "en qui nous avons le salut et la résurrection " .
Le calendrier chrétien
Le calendrier chrétien s'organise autour de la fête de Pâques qui célèbre la résurrection de Jésus.
L'année liturgique comprend les célébrations qui célèbrent la Sainte Trinité (le Père, le Fils et le Saint Esprit), la Mère de Dieu (Marie), les anges et les saints. Certaines fêtes sont à date fixe (Noël, Toussaint,...) et d'autres sont mobiles.
L’Eucharistie ou messe est le centre de la vie liturgique.
Le temps de l'Avent prépare à Noël.
Pâques est précédée par le Carême, puis par la Semaine Sainte. Après Pâques viennent les cinquante jours de célébration pascale qui durent jusqu'à la Pentecôte.
Toute la doctrine de la foi est récapitulée et méditée par la liturgie (la prière communautaire des Chrétiens). La liturgie a une autorité : elle est la théologie de la certitude et de l'affirmation. L'expression communautaire de la foi se fait souvent dans les églises, mais ce peut-être aussi en tout lieu ou tout temps. La liturgie est le Credo développé de l'église. Elle produit des fruits de sainteté (la vie en Christ).
Les principales fêtes (ou temps) sont les suivants :
1. L'Avent, période qui précède Noël
2. Noël qui célèbre l'incarnation du Verbe (Jésus)
3. L'Epiphanie, manifestation du Messie
4. Le Carême qui est une préparation à Pâques
5. La Semaine sainte (des Rameaux à Pâques)
6. Pâques, la fête de la résurrection de Jésus
7. L'Ascension de Jésus au ciel
8. La Pentecôte qui fête l'envoi du Saint Esprit
9. L'Assomption de Marie au ciel (ou Dormition)
10. La Toussaint ou fête de tous les saints